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Connexions Edition spéciale anniversaire

Article du 10e anniversaire : Réflexions de Christine Forsyth, membre du conseil, qui a participé à la création de l’Ordre

Christine Forsyth a un point de vue unique quand il s’agit de l’histoire de l’Ordre. En 2007-2008, et pendant 18 mois, elle a présidé le conseil transitoire qui a mis l’Ordre sur pied. Pendant 10 ans, elle a ensuite siégé au conseil de l’Ordre composé de 24 membres à titre de membre nommée par le gouvernement.

« Je ne connaissais pas grand-chose aux EPE quand le gouvernement m’a demandé de le faire, dit-elle au sujet de ses débuts dans la profession. J’ai vite compris que mon ignorance était probablement partagée par beaucoup de gens de la province qui ne comprenaient pas l’importance des EPE. »

Mme Forsyth était surprise d’apprendre que beaucoup d’éducatrices et d’éducateurs de la petite enfance se sentaient traités comme des gardiens d’enfants améliorés, et elle était sidérée par l’énergie et la détermination qui émanait de la profession.

« J’avais une admiration incroyable pour la façon dont les gens étaient organisés aux quatre coins de la province, mais j’étais un peu choquée et préoccupée par le fait que la profession doive faire face à un tel manque d’appréciation et d’intérêt dans son ensemble », indique-t-elle.

Pour elle, la création de l’Ordre et l’inscription rapide de plus de 30 000 EPE en Ontario était un enjeu important. « Ce nombre n’existait même pas et n’était même pas connu avant l’ouverture de l’Ordre, qui compte maintenant plus de 50 000 membres. Il y a une grande différence entre le fait de compter parmi l’un des huit employés d’une garderie ou parmi les centaines d’employés d’un grand centre, et faire désormais partie d’une cohorte de 53 000 professionnels ayant des responsabilités semblables. Vous réalisez alors que vous représentez un groupe considérable et important. »

En fait, l’Ordre est l’un des plus importants organismes d’autoréglementation professionnelle de l’Ontario. L’Ordre définit les critères d’entrée en exercice, le Code de déontologie et normes d’exercice régissant la profession et publie de nombreuses ressources pour aider les EPEI à se conformer aux exigences de la profession.

« Il n’existe aucun endroit en Amérique du Nord où l’on produit le même type de ressources, précise Mme Forsyth. Le travail pratique que l’Ordre fait aujourd’hui pour aider les EPEI quels qu’ils soient à gérer les problèmes actuels, et les renseignements sur l’ensemble des connaissances actuelles et théoriques sont gratuits et accessibles à tous ses membres et à qui que ce soit dans le monde. Pour moi, c’est phénoménal. »

En plus de fournir un soutien aux EPEI dans leur pratique, l’Ordre enquête sur les plaintes relatives à la conduite de ses membres et, dans un petit nombre de cas, prend les mesures disciplinaires qui s’imposent.

« Je n’ai pas d’enfants à moi, mais il est dans mon intérêt que les enfants de l’Ontario reçoivent les meilleurs soins et la meilleure éducation possible », dit Mme Forsyth. Il ne s’agit pas seulement de ma famille, c’est une bonne raison pour que tout le monde dans la province se soucie du succès et de l’efficacité de l’Ordre. C’est plus important que la profession elle-même. »

Lorsqu’on lui demande quelle est la prochaine étape pour l’Ordre, Mme Forsyth a un message simple à l’intention des EPEI : « Ne soyez pas spectateurs.

« C’est l’occasion pour tous les EPEI d’être des acteurs importants. En faisant preuve de professionnalisme et de leadership, individuellement et collectivement, et au travers des décisions prises par le conseil dans l’intérêt du public, le potentiel d’impact est très important. L’Ordre et ses 53 000 membres se maintiennent à l’avant-garde et assurent la vitalité et la croissance de la profession », déclare-t-elle.

« Saisissez l’occasion quand vous l’avez et profitez-en au maximum. Prenez en main votre propre profession. »

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